Une ville née sur le Palatin
La tradition fait naître Rome en 753 av. J.-C. : Romulus, qui observait le ciel depuis le Palatin, y aurait vu douze vautours contre six pour son jumeau Rémus, posté sur l'Aventin. La ville gagne ensuite les sept collines, du Capitole à l'Esquilin. Son centre historique, délimité par le mur d'Aurélien, est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1980, avec les biens du Saint-Siège dans la ville et la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. L'enclave du Vatican lui vaut le surnom de « capitale de deux États », rappelle l'office de tourisme.
D'un quartier à l'autre
Monti, ancien quartier populaire, se rejoint à pied depuis le Forum par la via Cavour. Le centre baroque relie le Panthéon, la place Navone et Campo de' Fiori, et l'ancien quartier juif garde le souvenir du ghetto créé en 1555. De l'autre côté du Tibre, le Trastevere tient son nom du latin trans Tiberim ; depuis le Janicule, près de la statue de Garibaldi, la vue embrasse le centre historique et la coupole de Saint-Pierre. L'Aventin, ses jardins et ses églises, puis Testaccio et son marché complètent le tableau. Sur la rive droite du fleuve, le château Saint-Ange se dresse non loin de la basilique Saint-Pierre.
Ce qu'il faut voir
L'office de tourisme cite cinq incontournables pour une première visite : le Colisée, le Panthéon, le Forum romain et le Palatin, la fontaine de Trevi et la place Navone. Il faut y ajouter les musées du Vatican et la chapelle Sixtine, la basilique Saint-Pierre, la place du Capitole dessinée par Michel-Ange et ses musées, la Galerie Borghèse et ses sculptures du Bernin, sans oublier les grandes basiliques papales, comme Saint-Jean-de-Latran ou Sainte-Marie-Majeure.
Rome en trois jours
L'office de tourisme propose des itinéraires de deux, trois et cinq jours. Sur trois jours, un découpage simple fonctionne bien : la Rome antique puis les places et fontaines du centre le premier jour ; le Vatican, la place Navone, le ghetto et le Trastevere le deuxième ; la villa Borghèse, la Galerie Borghèse, l'Aventin et Testaccio le troisième. Un quatrième jour s'offre à Tivoli, à Ostia Antica ou aux Castelli Romani.
La cuisine romaine
La cuisine romaine populaire fait la part belle au « cinquième quart », ces abats autrefois laissés aux plus modestes : la coda alla vaccinara ou la trippa alla romana en sont issues. Les pâtes y tiennent une place de choix, de la carbonara à la gricia en passant par les bucatini all'amatriciana. Le Trastevere et Testaccio figurent parmi les quartiers que l'office de tourisme recommande pour goûter cette tradition, et le quartier juif ajoute ses spécialités judéo-romaines, comme les artichauts à la juive.
Quand venir
Le printemps et l'automne sont, selon l'office de tourisme, les saisons les plus agréables, avec un climat doux et des journées longues. Juillet et août sont chauds ; les pluies, peu abondantes, se concentrent de novembre à février. Le calendrier compte quelques temps forts : le Noël de Rome, le 21 avril, date traditionnelle de la fondation, la fête des saints Pierre et Paul, patrons de la ville, le 29 juin, et la Festa de Noantri du Trastevere, en juillet.
Se déplacer
Le centre se découvre à pied, mais les distances fatiguent vite : métro, tramway et bus permettent de relier les grands sites. Les lignes A et B du métro se croisent à la gare Termini. D'avril à octobre, une navette fluviale à arrêts multiples circule aussi sur le Tibre.